Actu de l'église

Saisi de pitié

À quel saint se vouer ? La question, récurrente dans un monde en quête de sens, n’est pas nouvelle. Déjà, à l’époque de Jérémie, des gouvernants, mauvais bergers, ont conduit le pays à la ruine. Mais, affirme le prophète, Dieu ne peut oublier son alliance ni abandonner son peuple. Il sera lui-même le roi-berger de ce peuple dont il a pitié et qu’il ne peut laisser aux mains de mauvais pasteurs qui le maltraitent et le dispersent. Et Dieu annonce même la venue d’un vrai roi qui régnera et « agira avec intelligence » pour le bien de tous (première lecture).

En Jésus, la promesse de Dieu prend corps. Comme son Père devant la détresse de son peuple, Jésus est saisi de pitié devant la grande foule qui l’a précédé dans l’endroit désert où il comptait se reposer. Il se rend compte que les hommes et les femmes de cette foule cherchent un sens à leur vie. Lui, il détient ce qui pourrait les faire vivre. Dès lors, comment pourrait-il les abandonner comme le feraient de mauvais bergers ? Si la foule n’a pas pitié de sa fatigue, le Christ a pitié d’elle. Il comprend son désir de se raccrocher à quelque chose, à quelqu’un, et il lui donnera une nourriture qu’elle n’espérait pas et un repos qu’elle n’imaginait pas (évangile).

Cette pitié du Christ pour les foules sans berger le conduira à donner sa vie, pour tous les hommes. Il fait ainsi tomber le mur d’incompréhension et de haine qui séparait juifs et païens, et empêchait qu’ils ne forment qu’un seul troupeau sous la houlette d’un seul pasteur. Jésus accomplit le dessein de Dieu : la réconciliation des hommes avec Dieu et des hommes entre eux (deuxième lecture).


Que la liturgie de ce dimanche nous donne de communier à la compassion de Jésus, le bon berger, de porter sur le monde et sur nos frères le regard du Bon Pasteur afin qu’il les offre avec Lui.

Dimanche 18 juillet, 16ème dimanche du temps ordinaire
Extrait tiré du missel des dimanches